L'ancienne résidence Providence est située dans le petit village d'Arosa dans les Grisons. Ce chalet, qui nous replonge dans les paysages de notre enfance, ne montre que la beauté que nous attendons des montagnes suisses. Cependant, beaucoup affirment que cette maison est hantée par son premier propriétaire Howard Phillips, arrivé des USA dans sa jeunesse. Un homme assez solitaire selon ses voisins. Cela fait 10 ans qu'il est mort dans des circonstances étranges.
Il y a justement 10 ans, dans la nuit du 3 au 4 novembre, les habitants virent une grande source de lumière provenant de la maison. Pensant immédiatement à un incendie, les pompiers interviennent. Lorsqu'ils arrivent sur place, la seule chose qu'ils trouvent est le propriétaire mort, allongé sur le sol, le visage pétrifié par la peur. Depuis lors, la maison est restée inoccupée jusqu'au mois dernier. Lundi, notre équipe a reçu un appel téléphonique du nouveau propriétaire. Il voulait que nous enquêtions sur les événements qui se sont produits pour découvrir la vérité sur cette affaire après tant d'années. Qui aurait pu prédire que notre passion pour le mystérieux allait nous mener vers une destinée funeste.
Notre équipe est composée de Marie, 21 ans, étudiante en cinéma, Christophe, 22 ans, étudiant en nouvelle technologie et moi Harvey 20 ans, étudiant en histoire et littérature. Notre passion en commun pour le paranormal nous a réuni. Nous sommes les fondateurs de la Société Suisse de Paranormal ou plus simplement la SSP.
Le temps de récupérer notre équipement et nous voici dans le village d'Arosa. Pour enquêter, nous avons décidé d'installer notre centre d'opérations à proximité de la grille d’entrée de la résidence. Marie et Christophe s’occupent de l'installation de la tente. Pendant que nous discutons des événements avec le propriétaire, celui-ci nous explique que toutes les personnes venues rénover les lieux se sont retrouvées confrontées à d'étranges événements. Certains ont souffert de violents maux de tête et d'autres affirment avoir entendu des rires provenant de la cave alors que celle-ci était inoccupée. Pour cette enquête, nous avons décidé de mettre un maximum de caméras dans la maison qui comporte un étage et un sous-sol. Lors de l'installation du matériel, un bruit sourd se fit entendre provenant, à n'en pas douter, d’un objet lourd projeté violemment au sol.
Marie, en charge de l’installation des caméras au premier étage, me chuchota : « Dis-moi, tu as fait tomber quelque chose ? » À ma grande surprise, ni elle ni moi n'avions touché à quoi que ce soit. Elle descendait l'escalier quand nous entendîmes des rires provenant de la cave. Ces rires, dignes d'un film d'épouvante, nous glacèrent le sang. Nous nous figeâmes de longues secondes sur place, l'adrénaline tenant nos sens en éveil. Marie soudain hurla : « Christophe, si c’est toi, ce n'est pas drôle ! ". Je constatais que Christophe était en fait près de notre tente en train de parler à un vieil homme. Cela signifiait donc qu'il ne pouvait pas être dans la cave. Nous sommes rapidement sortis pour voir ce qui se passait. La première caméra avait enregistré notre mise en place. Mais à notre grande surprise, rien de ce que nous avons vu ou entendu n'a été enregistré.
Après avoir discuté des événements avec Christophe, nous décidâmes de passer la nuit dans la maison avec le détecteur EMF. Cet appareil permet de mesurer les variations de champs électromagnétiques. C’est l’outil de base de tous chasseurs en paranormal. Après nous être installés dans le salon, nous entreprîmes d'explorer la cave. C'est au bas des longues marches de pierre que nous nous retrouvâmes en face d’une lourde porte métallique. Christophe m'accompagnait tandis que Marie restait devant l'ordinateur afin de voir ce que nos caméras enregistraient. La lourde porte grinçait plus fort que la craie sur le tableau noir de notre enfance. Je me décidais à avancer.
Une faible lumière est apparue lorsque j’ouvris la porte. Je ne pus déterminer d’où elle provenait. Le temps d'essayer d’analyser la situation, cette étrange lumière avait disparu. Une fois à l'intérieur, nous eûmes à peine le temps de commencer nos investigations que les rires commencèrent. Ces rires venaient de partout et de nulle part à la fois. Christophe se mit à paniquer. Marie nous prévint par radio que tous les appareils s’affolaient. Après quelques minutes, les rires soudainement cessèrent et les appareils revinrent à la normale. Je décidais de continuer à explorer la cave. Des médailles et trophées de tir emplissaient toute la pièce. Certainement une des passions de l'ancien propriétaire.
Une malle ornée du drapeau suisse retint mon attention. Cela ressemble à une vieille caisse militaire. Un gros cadenas ainsi que des chaînes la maintenait fermée. Et surtout, bon sang, elle était incroyablement lourde. Il a fallu nous y mettre tous ensemble pour la ramener au salon. Après un moment d'attente, Christophe réussit à briser le cadenas et la chaîne qui la protégeait. Nous décidâmes d'ouvrir la boîte. Son contenu était assez trivial avec quelques objets militaires.
De vieux vêtements de l'armée, des photos et divers documents avec l'emblème de la confédération s’y trouvaient. Le plus étrange est un sac plein de poussière à l'image de cette maison. En l'ouvrant, nous avons commencé à tousser. Cette poussière irritait nos gorges. A l'intérieur, des documents très anciens en partie détruits par le temps et couverts de moisissures. Ces documents, si j'en crois mon allemand, portaient le sigle Streng geheim (Top Secret). Pour une petite partie, on devinait qu’il devait s'agir de recherches dans un centre souterrain, mais malheureusement ce passage semblait censuré. Un autre rapport concernait un patient qui avait perdu la raison après avoir essayé un traitement contre le cancer. Plusieurs portaient une mention étrange, en grosse lettre : CTHULHU. D'étranges dessins l'accompagnaient. On réfléchissait tous à cela, quand Marie nous dit : « Et s'il participait à ce programme de recherche en tant que scientifique ? Ça expliquerait pourquoi il a tous ces documents, non ? ". Cela me semblait plausible.
A peine eut-elle le temps de finir ces explications qu’une étrange lumière venant de nulle part illuminant toute la pièce nous aveuglait tous. Des voix dans ma tête hurlaient les mêmes mots ; Cthulhu Cthulhu…
J'entendis les cris de Christophe et Marie avant de m'évanouir. Je me suis réveillé quelques heures plus tard, ils n'étaient plus avec moi. J'étais seul au milieu du salon. Mes amis ne sont plus là et tous les appareils électriques ont cessé de fonctionner. Il n'y a absolument plus d'électricité dans la maison. Je pris la lampe torche de mon ceinturon et décidai de partir à la recherche du disjoncteur, qui, je m’en doutais, se trouvait dans la cave. La descente fut interminable. Une fois sur place, je fouillais prudemment la pièce jusqu'à ce que je le trouve et puisse remettre le courant.
En inspectant les lieux, j'ai remarqué qu'une partie de la cave était encore inexplorée. J'ai commencé à m'en approcher quand j'ai entendu un cri venant de cette pièce. C'était la voix de Marie ! Je me suis mis à courir aussi vite que possible avant de lui faire face. Elle était effrayée. Je n'ai pas compris jusqu'à ce que je voie le corps inerte de Christophe. Son visage, lui aussi pétrifié par la peur. Son appareil photo était cassé. Ses mains semblaient agrippées à un vieux livre. Le nom sur la couverture me semblait à la fois familier et terrible : Necronomicon. Après être retournés au salon, encore sous le choc, nous décidâmes de plier bagages et de nous rendre au poste de police le plus proche. Quand je suis arrivé à la porte, je n'ai pu l'ouvrir. Marie était dans tous ces états et dit : « Nous allons mourir ! Je veux revoir ma famille, je veux sortir d’ici !! Je pris une chaise et la balançai contre une des fenêtres. Je renonçai après plusieurs tentatives. Impossible de briser ces maudites fenêtres.
Nous décidâmes de fouiller la pièce, dans l'espoir de trouver une sortie. En examinant de plus près les documents que contenaient la malle, un papier retint notre attention. Un vieux plan, ressemblant étrangement à la maison dans laquelle nous sommes, montrait une pièce située derrière l’actuelle bibliothèque. Ces quelques mots : En Alexandrie, le maître de tout, te mènera vers la sortie.
Entre-temps, Marie avait fini de plier tout le matériel. Nous nous mîmes à réfléchir. Alexandrie, necronomicon, Cthulhu, le maître, qu’avaient tout cela en commun ?! Les phénomènes paranormaux recommencèrent. Les rires, les maux de têtes, tout cela reprenait de manière encore plus forte. Au même moment, cet étrange faisceau lumineux réapparut. La seule chose dont je me souvienne, avant de sombrer à nouveau, furent les cris de Marie. Je me suis réveillé quelques heures plus tard, à nouveau seul au milieu du salon. Cela ressemblait à un véritable cauchemar. Mon inquiétude était de retrouver Marie. Le temps de me relever, je descendis rapidement à la cave. Je retournai là où le corps de Christophe était censé se trouver. C’est avec stupeur que je découvris le corps inanimé de Marie avec ce visage lui aussi pétrifié par la peur. Le corps de Christophe, quant à lui, avait disparu.
Tant de questions se posaient dans ma tête. J’avais l’impression de devenir fou. Soudain, la réponse à l'énigme me parut évidente. Alexandrie, la bibliothèque bien sûr ! Tous ces mots étaient en réalité reliés à une seule et même personne. Je couru à la bibliothèque et commençai à chercher, parmi les centaines d’ouvrages alignés. Soudain devant moi, un livre, sans titre, juste le nom de H.P Lovecraft. Je pris le livre et un clic se fit entendre. Derrière moi, une porte dissimulée par un panneau où était accrochée un tableau au nom de "les montagnes hallucinées" me fit frémir. Avant de franchir cette porte menant vers l’extérieur, je pu lire sur un cadre posé sur la table : Docteur Howard Phillips, département des sciences et ésotérismes, spécialiste en occultisme, mars 1936.
Le jour se levait quand je suis arrivé au poste de police. Des agents m’escortèrent jusqu’à cette maudite demeure. C'est avec stupeur que je remarquai que tout le matériel ainsi que nos véhicules avaient disparu. Ils commencèrent la fouille de la maison. Même les corps de mes amis semblaient s’être volatilisés. Tout portait à croire que nous n’étions jamais venus.
L’inspecteur chargé des recherches me posa une question qui me glaça le sang. « Dites-moi, cela fait bientôt 3 jours que vous avez commencé vos investigations ? Alors pourquoi ne pas être venu nous voir avant ? » Cela faisait, en réalité, plusieurs jours que nous étions à l’intérieur alors que j’avais l’impression que nous étions arrivés hier soir. Comment cela est-il possible ? Tant de questions sans réponses.
Il y a maintenant 5 ans que ces événements se sont produits. 5 ans que je n’ai aucune réponse à la disparition de mes amis. Jusqu’à il y a 3 jours, je me persuadais que tout ceci n’était que le fruit de mon imagination. Je le reconnu immédiatement à mon réveil, posé sur ma table de nuit, il était là, aussi réel que vous et moi, le necronomicon. Mon téléphone sonna. C’est l’inspecteur de police d’Arosa. Il me dit : « Nous avons besoin de vous. Une équipe a été envoyée par le propriétaire pour rechercher des réponses à ce qui s’est passé il y a 5 ans. 6 personnes, dont 2 de nos agents, ne donnent plus de nouvelles depuis 2 jours. Nous avons besoin de vous pour mener une opération de sauvetage. » Malgré tous les événements que j’ai vécus là-bas, je ne pouvais pas refuser. J’étais à nouveau prêt à affronter ce cauchemar. Un cauchemar qui allait recommencer… Au fond de ma tête ces mots criaient encore plus fort Cthulhu Cthulhu…
Pourquoi ces mots recommençaient après 5 ans ? Ces questions qui m’étaient rester sans réponses il y a 5 ans et celles d’aujourd’hui sont revenu me hanté. Je sais que ces personnes court un grave danger, mais je pense que je devrai garder pour moi cette histoire de necronomicon. Il est à nouveau temps de faire mes valises et de prendre la route du poste de police d’Arosa. Sur la route, pleins de souvenirs remontes au fond de mon esprit. C’est sur ces routes que notre première grande aventure devait commencer. Et pourtant c’est un cauchemar qui s’est passé. Le temps de me remémorer ces souvenir que j’étais déjà au pied des cols montagneux. Il me reste encore une bonne heure avant d’arriver au village. Je prends le temps de m’arrêter à l’auberge qui se situe à 300m de là, Une magnifique auberge. Le personnel est très accueillant mais il faut que je sois au village avant la tombée de la nuit. Après une bonne heure de route, je suis enfin sur le parking du poste de police.
Je patiente à la réception. Ce poste est resté dans le temps des années 80. Je suis seul dans la salle d’attente quand le Détective entre dans la pièce et m’invite dans son bureau. Je me souviens, c’était déjà lui qui avait la charge de l’enquête, il n’a pas changé d’un poil. Il m’invite à m’assoir et entre directement dans le vif du sujet. « Je vous ai appeler car vous êtes la seule personne qui a eu la chance de sortir de cette maison et je vous avoue que cette mission de sauvetage est risquée. Je sais que vous n’êtes qu’un civil mais sans votre aide nous n’avons aucune chance de savoir ce qui se passe dans cette résidence. » Je m’attendais à devoir y retourner un jour, Mais je pense qu’il est préférable que je garde les informations dont je dispose actuellement pour moi. Le Détective repris : « Vous vous douté que je ne peux pas vous laisser y aller seul. Donc je vais vous faire accompagner d’une équipe que nous avons mis sur pied. Vous disposerez du meilleur matériel que la police peut vous fournir. Cependant je vous demande de garder le silence sur cette opération. Aucune autre personne que celles prenant part à l’opération ne doive d’être au courant. »
J’accepte cette mission non seulement pour avoir des réponses mais surtout pour mes amis qui ont disparus. L’opération commence demain et j’ai besoin de repos. Je pars m’installer dans la chambre d’hôtel que l’on ma réserver. C’est au milieu du village d’après les indications. C’est une vielle bâtisse. Un vieux monsieur se tiens à la réception. Son journal en mains et ça pipe. Je m’approche et le monsieur me regarde d’un air assez curieux, « C’est pour louer une chambre ? » Je lui donne la carte du détective et après une lecture rapide il me dit « Vous êtes Harvey ? le commissaire ma prévenu de votre arriver. Tenez la clé Chambre 237. »
Après avoir monté les 5 étages, j’arrive enfin devant la chambre. La porte grince légèrement et je découvre que celle si dispose déjà de quelques sacs de matériel. Camera, détecteur EMF, lampes frontales, cordes, et j’en passe. Je pose ma valise sur le lit et l’ouvre. C’est avec stupeur que je vois le Necronomicon poser sur mes habits. « Pourquoi est-il là ? je ne l’avais pas pris avec. » A nouveau ces mots commencent à résonner dans ma tête : Cthulhu, Cthulhu… Pourquoi tous cela se passe lorsque je suis proche de ce livre ? Pourquoi ce livre me suis ? Après de longues minutes cela cesse enfin. Je décide de remettre mettre le livre dans le sac pour demain. Je vais ramener ce livre là ou toute à commencer.
La nuit se passe plutôt bien. Nous avons rendez-vous à 10 heures devant le poste de police avec le reste de l’équipe. L’équipe est composée de François 30 ans expert en paranormal, Rachid 35 ans expert en technique du bâtiment et infrastructure numérique. Christine 32 ans historienne de la ville d’Arosa ainsi que Alain et Pierre 36 et 38 ans, Policiers de la ville d’Arosa. Tout le monde à l’air détendus. J’ai l’impression qu’ils ne savent pas dans quoi ils s’engagent. Le temps de finir mes pensez que le Détective ainsi que le commissaire sortent devant le poste et nous invitent à entrer pour aller en salle de réunion.
Le commissaire commença par se présenter : « Bonjour à tous, Je me présente commissaire Ludo Marleau. Je vous présente également le Détective Alain Meyer. Il prendra la tête de votre équipe pendant votre mission. » J’ai l’air d’être le seul à comprendre ce qui se passe actuellement. Pourtant, il ne fallut pas plus de 1 heure pour que nous soyons devant ce fameux portail. Je suis à nouveau devant la résidence Providence. Théâtre des horreurs passés et pour moi le seul endroit où je peux trouver des réponses. Mais cette fois, nous sommes préparées à affronter ce qui vas se passer. Alain et Pierre sont armés de leurs pistolets. Et le matériel n’est plus du matériel de débutant mais belle est bien du matériel professionnel. Nous avons des caméras thermiques dernières générations, Des lunettes de vision nocturne en cas de coupure de courant ou encore des systèmes de localisation GPS. Le temps de transporter tout le matériel à l’intérieur que je suis à nouveau dans ce salon. Rien n’a changer. Tout est rester comme je l’avais quitté à quelques détails prêts. J’ai l’impression que les meubles du salon ont été déplacer et que la bibliothèque n’est plus comme avant. Je décide directement de chercher le livre sans titre mais celui-ci n’est plus là.
Christine me fait sursauter. Elle me dit : « Excuse-moi de t’avoir fait peur. Je sais que c’est compliquer pour toi de revenir ici. Le Détective Meyer nous à parler de ce que tu as vécu ici. N’oublie pas que l’on est une équipe et malgré tout on est tous là pour les autres. Donc n’hésite pas si tu as besoin de parler.»
Ces mots me réchauffent le cœur. Il faut que nous trouvions des réponses. Non seulement pour Marie et Christophe mais aussi pour tous les disparus de cette maison. Nous devons en finir avec ces phénomènes.
A peine as t’elle finit ces phrases et la porte fermer que l’horloge du salon commença à sonner. Un coup, deux coups, 3 coups, … Minuit sonnait déjà. La grande horloge du salon me semblait étrange, je n’avais pas le souvenir de l’avoir entendu ou vu lors de notre première exploration. Les livres, les livres me semblais encore plus vieux et poussiéreux. En regardant de manière général, l’impression me vient de ne plus être dans la même demeure, La résidence n’est plus pareille. Notre matériel de la première expédition n’est plus ici. Le dernier coup retentit. Ce sont légèrement différents des autres me fit sortir des pensés. Meyer demanda à tout le monde de s’assoir. Les vieux canapés somme toutes en cuire véritables ne semblais pas avoir tant vieillit que cela au cours de ces années. Meyer d’un ton explicite dit : « Il y’a maintenant plusieurs années, deux personnes ont disparus après être entrée dans cette résidence. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver ces deux personnes, non seulement pour leurs amis, mais surtout pour que leurs familles puissent faire le deuil. Voilà maintenant des années que cette résidence pose légendes et comptes dans le village. Il est temps de mettre fin à ces histoires. » En écoutant les personnes parlées et discuter, une sensation étrange me traversa le corps. Pourquoi la maison n’est plus la maison que j’ai connue. Personne n’y est entrée depuis notre dernière exploration. Je remarquai également que la photo vue à l’époque de notre expédition n’y était plus. Le décida de me lever pour aller voir la porte de la cave. C’est à ma grande surprise que la porte de la cave menait maintenant dans un local à balais. A peine ai-je eu le temps de revenir au salon qu’un tremblement se fit sentir dans toute la maison. Les portes se fermèrent brusquement tout comme les volets. Un énorme rayon lumineux traversa la pièce. Le cauchemar recommençait, à la différence qu’avant de m’évanouir j’eu le temps d’apercevoir une forme apparaitre dans cette lumière. Cette forme ressemblait à un humain mais celle-ci était déformer. Je la vue simplement s’approcher d’un membre de l’équipe et je m’évanouie. Midi sonnait lorsque je commençai à me réveiller. J’étais allonger sur un sol froid dans une pièce sombre. Des voix dans ma tête résonnait : « Cthulhu, Cthulhu, Cthulhu, Cthulhu ! » Ces voix qui me hantaient depuis maintenant des années. Les revoilas. D’un seul coup des milliers de livres ressemblant au necronomicon était en train de me tomber dessus, j’avais la sensation de tomber dans un trou sans fin entourer de ces voix et de ces livres. Était-ce dont cela que l’on pouvait nommer la folie ? cette sensation de tourmente sans fin. Je fini par hurler d’arrêter cela. D’un seul coup tout se figea, à peine ai-je eu le temps de cligné des yeux que je me retrouvais dans une sorte de bureau. En me relevant gentiment je m’aperçus qu’un meuble en bois massif ornais la pièce. Un simple livre était poser
dessus. À peine je le touchai qu’il s’ouvre et me montra des mots émanant de plusieurs pages. Les mots formaient une phrase : « Celui qui s’oppose à Cthulhu en paiera le prix de sa vie ». À peine ai-je eu le temps de lire ces mots à voix hautes que la porte du bureau s’ouvra. En passant je me retrouvais dans le salon. Une chose me sauta à l’esprit et je me dis : « Mais c’est la porte du local à balais que j’ai vu tout à l’heure ». Je rouvris la porte que celle-ci donnais effectivement dans un local à balais. Comment cela était -il possible. A peine ai-je eu le temps de reprendre mes esprits que j’entendis crier dans le salon. Ce hurlement, Il provenait de Christine. Je m’empressai de rejoindre l’équipe dans le salon. En arrivant je vu François, Il était blessé. Comme s’il c’était pris une balle. Tout le monde me demanda ou j’étais passé. Ils valaient mieux que je garde cette information pour moi de ce que je vu pour le moment. Je répondis simplement que je m’étais retrouver évanouie dans le placard à balais. Pendant que Ludo essayait de pratiquer les premiers soins, tout le monde c’était retrouver évanouie pendant ces dernières heures. Je remarquai cependant quelques choses de nouveau dans le salon. L’épée qui était accrocher au mur avec un magnifique ornement en ce que l’on peut penser être de l’or avait disparu. Je posai la question à l’ensemble de l’équipe si quelqu’un l’avait vu ou prise mais personne ne l’avait remarqué avant cela. Pourquoi quelqu’un s’amuserait à voler cette épée ? un nombre incalculable de questions me venait à l’esprit. Au même moment, François avait repris connaissance. « Il est fatiguer mais il va s’en tirer » Dit Ludo. « Cependant je ne comprends pas, que ce qui a pu le blesser comme ça. On dirait qu’il sait pris une balle mais il n’y a aucune balle ni trace de tir. » Rétorqua t’il. La blessure est d’une précision chirurgicale. Comme si on avait souhaité le blesser mais sans le tuer. En inspectant de plus près, je remarquai une sorte de tache. Cela ressemblait à un tatouage. En regardant de plus près, un symbole ressemblant à une épée et une sorte de phrase écrite dans un langage que je n’ai jamais vu faisait cette marque. Étant perplexe, je demandai à Christine si elle connaissait ce langage. En inspectant cela, elle me dit que cela ressemblait à de l’akkadien. Elle me dit de patienté le temps de sortir son ordinateur portable et de prendre son traducteur. Mais impossible d’allumer l’ordinateur ou tout appareil. C’est comme si nous nous trouvions dans une zone blanche. Plus de communication avec l’extérieur. En attendant le repos de François, nous commençant à installer le matériel dans l’ensemble de la maison. Cuisine, chambre, salon, … tout était sous surveillance. Notre poste de surveillance était placé dans le salon. Je ne serai l’expliquer mais j’ai l’impression que nous sommes surveillés, comme si un mal-être envahissait la pièce. Je ne saurais expliquer ce que je ressens en ce moment. Pourquoi avoir accepter cette mission, un trop gout de l’aventure m’avait -il poussé à cela ? ou simplement le fait de vouloir trouver des réponses ? Il y’a tellement de questions sans réponses et de remises en question que j’en vient a pensé que je suis devenue fou. Cela me fait replonger dans de lointains souvenirs…
Me voilà de retour 10 ans en arrière, Mon père venait à peine de m’offrir mon premier Kit de paranormal. Il est vrai que je n’avais pas grand monde avec qui jouer… Je revois ma maison à Martigny, Il est vrai que cela a énormément évoluer en quelques années. Je me retrouve sur la place, on y voit encore la boulangerie. Et là, ce ne serait pas le père Ulysse ? Avec sa pipe assis sur son banc. Un petit garçon sous l’arbre me fit sortir de cette réflexion. On dirait moi, c’est vrai que je n’avais pas énormément de monde avec qui parler. C’est vrai que même à l’école j’avais tendance à me mettre au fond de la classe. Je n’étais pas mauvais pourtant, Mais j’avais préférence à rêvasser de mes rêves de rencontré des fantômes que de résoudre des problèmes de maths. Cela m’a bien souvent value des coups de règles sur les doigts. A l’inverse. Je me souviens d’une fois à la récrée, Une petite fille vêtue d’une robe bleu ciel était venue me voir sous le marronnier. Je me souviens encore de ces mots : « Salut, je m’appelle Marie et toi ? » « Heu salut je m’appelle Harvey, je peux t’aider ? » « Dis-moi, tu veux jouer avec moi ? » C’était bien la première fois qu’une personne me demandais de jouer avec lui. Je n’avais pas spécialement idée de comment réagir je ne saurai l’expliquer mais j’avais l’impression d’avoir en face de moi un ange. Elle s’assit sur le banc avec moi. A force de faire connaissance, nous nous rendis compte que nous avions la même passion pour le paranormal. Elle aussi adorait regarder de vieux films de fantômes et rêvait d’en rencontrer un. Qui aurait bien pu penser que 10 ans plus tard son envie de rencontré un fantôme lui vaudrai de perdre la vie. Enfin, c’est du passé. Le plus important maintenant est de trouver une issus à cette enquête, Non seulement pour moi, mais également pour toutes les personnes ayant laissé leurs vies dans cette résidence.
Les gémissements de François me sortirent de cette réflexion. En retournant vers lui pour évaluer son état de santé, je remarquai avec effrois, que le tatouage vu précédemment était en train de s’agrandir. Comment cela était-il possible ? En réalité, je commençai même à me demander si j’étais surpris. Cependant, l’état de santé de François devient inquiétant, si nous n’arrivons pas à comprendre ce qui le mène à avoir ces symptômes, nous risquons de le perdre. Ludo décida de prendre la parole. Il dit : Bien, je sais que vous êtes tous plus ou moins choqués. Mais l’heure n’est pas à la réflexion, nous devons impérativement trouver de quoi le soigné ou une manière de le faire sortir de là. Il va falloir rassembler tout ce que l’on peut trouver d’utile.
Après cette prise de paroles, tout le monde commença à chercher. Je commençai par la cuisine. Malgré le fait d’être dans cette résidence, en rentrant dans cette pièce, ce fut un retour dans le passé. La cuisine était encore équipée de cuisinière a feu de bois. J’avais l’impression de me retrouver dans le charme des années 20. De vieux meubles en bois massif comme il y en avait chez mes grands-parents. Et le sol, on dirait un sol en pierre comme on en trouvait sur les routes romaines. Les murs était recouvert d’une sorte de chaux recouverte d’une peinture blanche légèrement jaunâtre. De vielles poutres en bois passaient pour rejoindre les murs du plafond. En regardant de plus près, je vis une sorte de garde-manger., celui-ci était remplis de fruits et légumes ainsi que de diverses viandes et féculents. Je ne réalisai pas tout de suite mais la question me vint vite à l’esprit. Comment était-il possible qu’une maison dont le propriétaire était mort depuis plusieurs années et dont personne n’osait s’approché disposait de produits frais. Cela n'était pas le moment de se poser des questions dans ce genre de situations. Il était cependant nécessaire de trouver de quoi pouvoir soignée François. En fouillant les tiroirs, je trouvai une trousse de secours. Cependant, celle-ci donnais l’impression de daté de plusieurs années. Mais au vu de la situation il va falloir ce contenté de cela. Je prévins Ludo de ma trouvaille et la rapporta au prêt de François. Ludo se porta volontaire pour commencer à refermer la plaie. Il commença par désinfecter au mieux la zone et commença par une incision. Mais une fois à l’intérieur de la plaie, les gémissements de François étaient un stress de plus. Le seul vrai anti-douleur était la bouteille de cognac sur la table de la cuisine. Il en prit une grosse gorgée. Ludo ne trouva aucune balle voire aucune trace de quel qu’onques pénétration à l’arme blanche. Si nous ne trouvons pas d’explications à ces blessures et à ce tatouage, il risque bien de mourir dans cette demeure. Ces heures sont actuellement comptées…
Un bruit sourd ce fit entendre, minuit sonnait déjà d’après la grande horloge de la bibliothèque. A peine ai-je eu le temps de me rendre compte de cela que d’innombrables rire commença à envahir la pièce. J’avais à nouveau l’impression d’être emprisonner dans une folie qui ne souhaitait pas s’arrêter. Et si finalement tout cela ne venait que de mon subconscient ? Et si je n’avais pas tout simplement sombré dans la folie de mes espoirs de voir ce que je voulais. Je ne perdais rien à essayer de me sortir de là. Je commençai à fermer les yeux. Mais cela n’y changeait rien. Je continuais d’entendre ces rires incessants. Malheureusement, J’avais l’impression que ces phénomènes englobaient l’espace et ne laissait pas d’autres bruits. Au moment de chercher dans les alentours le reste de l’équipe, je remarquai un grand flash blanc qui envahissait la pièce, mais celui-ci n’était pas comme d’habitude. Cette fois je n’étais pas tombé dans un profond sommeil, j’avais l’impression d’être dans une pièce blanche et aseptiser. Cette pièce paraissant comme un couloir large et d’une longueur sans fin. Je n’avais pas l’impression d’être en danger, mais un profond mal être continuais à peser sur moi. En prenant le temps de regarder plus précisément ce couloir, je remarquai une silhouette s’approcher. Celle-ci était vêtu d’une grande cape rouge et devait mesurer dans les 2 mètres. Mais ce qui me glaça le plus le sang, c’était son sourire. Celui-ci n’avait rien d’humain. Il me serait impossible encore de décrire son visage. Est t’est-il vraiment humain ? J’avais l’impression de voir à la fois un visage que je connaissais mais également un parfait inconnu. J’avais l’impression que c’était cette personne que l’on était incapable de reconnaitre dans nos rêves. Je remarque également qu’il porte une épaisse toge en cuir couleur rouille accompagner d’un symbole que je ne saurai reconnaitre. Et ces mains, ces mains était recouvert d’une sorte de grands gants en cuire. Tellement de question ce posèrent dans ma tête que je n’arrivais pas à garder mon calme. D’un seul coup, cette silhouette commença as parler dans une langue que je ne compris à peine : « Hic ergo tandem es, iam te non exspectabam » Ces premiers mots me rappelais certains cours que j’avais suivis. Cela ressemble pour dire à une sorte de latin. Mais celui enchaina : « Valde dolendum pro te, factus es mihi captivusm et tu et dolor tuus pro gloria Cthulhu mori condemnatus esset ».
Pourquoi me parlait -il de prisonnier et de gloire à Cthulhu ? A peine ai-je eu le temps de comprendre ce qui se passait qu’il recommença à y avoir des rires envahissant la pièce. A ce moment, j’étais de nouveau au milieu du salon principal. Cela était -il un mauvais rêve ou une perte de connexion avec la réalité ? Ludo me regarda et me dit : « tu étais passé où ? ont à tous vu un grand flash et tu as disparu. Ont pensais que tu étais mort ! ». Donc ceci n’était pas un rêve, donc ma rencontre l’était peut-être aussi. Après avoir expliqué ma rencontre avec cette créature que je ne saurais réellement qualifier, tout le monde resta perplexe. « Donc si j’ai bien compris, tu étais dans une pièce bizarre et tu as rencontré une sorte de créature parlant en latin te disant que nous étions tous condamner pour la gloire de Cthulhu ? » Effectivement, dit comme cela à n’importe qui et s’ils n’avaient pas vécu avec moi ces phénomènes, ont m’aurai certainement fait interner. Mais dans notre cas, cela était totalement différents. Nous savons maintenant que c’est à cause de ce Cthulhu que cette créature veux nous tuer. Il faut maintenant que nous trouvions un moyen de sortir de cet enfer. Mais comment, c’est la grande question. Et surtout, pourquoi j’ai l’impression que Cthulhu, le necronomicon et cette maison sont lier. A nouveau, un nombre important de question me viennent à l’esprit. Mais l’heure n’est pas au questionnement. Nous devons maintenant nous préparer non pas pour une guerre conventionnelle, Mais pour une guerre contre une force qui nous dépasse. Je ne sais pas comment, je ne sais pas où, mais je sais une chose, C’est maintenant pour notre vie et pour toutes les personnes tombées face à cette créature que nous allons nous battre. Il est temps de nous préparer pour cette guerre. Une guerre contre une force inconnu…